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QUELLES PRIORITÉS POUR UNE CROISSANCE ACCÉLÉRÉE EN AFRIQUE ?

AVIS D’EXPERTS : Quelles Priorités pour une croissance Accélérée en Afrique ?

24-09-22 H Eponon Commentaires fermés
LIBY GUILLAUME Vice-Président du FPI, chargé de l’Économie et des Finances
LIBY GUILLAUME
Vice-Président du FPI, chargé de l’Économie et des Finances

En 2018, la BAD publie un rapport sur les économies africaines et indique que plus de 90% de la population active est au chômage.

En réalité ce que dénonçait le rapport de la BAD, c’est la prévalence de la précarité de la population active. Et cela a des implications négatives sur les économies africaines.

Cette assertion crée l’émotion et de vifs débats, Certains pays essaient de justifier ou embellir leurs chiffres de chômage en se basant sur la définition du chômage du BIT.

Il est établi que la proportion de la population active en situation de précarité est très importante. Selon les pays, elle se chiffre au plus bas autour de 70% et au plus haut, à environ 90% (voir données de la banque mondiale).

Ce sont les travailleurs indépendants des villes et du monde rural (artisans, agriculteurs, commerçants, etc.), les sans-emplois, les salariés sans contrats de travail.

Si dans un pays, au moins 7 personnes sur 10 en capacité de travail sont en situation de précarité (sans revenus récurrents, stables ou suffisants pour faire aux obligations courantes), alors ce pays connaîtra une croissance économique relative.

Ainsi se dégage très nettement l’axe prioritaire pour nos pays. Si un gouvernement réduit ce ratio, il augmente mécaniquement la richesse produite dans le pays.

La discussion suivante permet de visualiser ces propos.

Dans le pays dénommé Afriq, les acteurs économiques sont l’artisan, l’agriculteur, le salarié, le chômeur et le commerçant. Le tout chapeauté par l’État.

  1. Le revenu annuel brut de l’artisan est de 500 000, celui de l’agriculteur est 400 000, le chômeur est à 100 000, le commerçant à 500 000, le salarié se retrouve avec 1200 000.
  2. La moyenne pondérée des revenus générés dans le pays est de 1 440 000.
  3. Si on augmente à travers divers mécanismes possibles le revenu de l’artisan, de l’agriculteur, du chômeur et du commerçant de 100%, le revenu du salarié étant constant, le revenu pondéré passe à 2 640 000 soit une hausse de 83%.
  4. Si on augmente le revenu du salarié de 100% en maintenant le revenu de l’artisan, commerçant, agriculteur, chômeur constant, le revenu pondéré passe à 1 680 000, soit une hausse de 17%.

Afriq a intérêt à trouver les voies et moyens d’augmenter le revenu des artisans, des agriculteurs, des chômeurs et des commerçants. Naturellement augmenter celui du salarié serait la cerise sur le gâteau.

L’idée de ce calcul simple était de démontrer que vu le poids des populations à revenu précaire actuellement dans nos économies, l’encadrement et le développement de ces communautés devrait être la priorité. Les politiques publiques devraient tirer dans ce sens.